mercredi 9 janvier 2013
Et c'est reparti pour un tour !
Au risque de transformer mon blog en jeu de piste, rendez-vous maintenant sur
akwasatien.overblog.com
Déjà merci pour votre patience et votre fidélité (enfin j'espère...) !
mardi 8 janvier 2013
Blancheur en ma demeure
Je ne saurais trop dire comment c'est arrivé au juste. Avec l'arrivée de la deuxième version de mon blog, j'avais déjà ressenti quelques soubresauts de sobriété, bien vite effacés par l'arrivée des fêtes et de mes envies d'intérieur Norman Rockwellien.
Et voilà qu'après avoir remisé tout dans les boîtes (et le gagnant du concours cette année du "qu'a-t-on oublié de retirer et qu'on va mettre dans un tiroir jusque l'année prochaine ?" est : le petit Jésus. Déjà il n'avait pas de crèche le pauvre petiot mais en plus on n'a pas pensé à l'exposer le 25 et il est resté comme un petit malheureux sur une étagère. Et après ça, je chicane sur la tradition de la fève de l'épiphanie), je vous laisse respirer, et voilà qu'après etc, et avant de remettre en place toute la déco habituelle, nous nous retrouvons dans une maison si ordonnée, si paisible, si épurée, si comment dire... étrange ? Oui, étrange. Nous ne sommes pas habitués à un tel dépouillement.
Vindjû, ça fait du bien. Mon petit livre de Feng Shui ne le dira jamais assez : intérieur rangé, esprit apaisé.
Vu qu'on parle Feng Shui (enfin vu que je vous impose ça ce soir), je me permets une digression importante. J'ai retrouvé ce précieux petit ouvrage qui dormait depuis six ans dans le grenier de la Grand-Mère (oui, oui, celle au jabot) et j'ai de suite plongé sur cet article que je me permets de retranscrire ici à l'attention de mes amies (et peut-être followers) célibataires :
Trouvez un partenaire
"Si vous en avez assez de la solitude, dynamisez votre coin sud-ouest en y plaçant une lampe à pied de 1,50 mètres de haut pour soutirer l'énergie de la terre. Gardez cette lampe allumée tous les soirs jusqu'à ce que vous ayez atteint votre but".
Ca vaut ce que ça vaut mais je me devais de partager ce secret avec vous. J'ai pour ma part expérimenté le conseil et, mis à part le fait que j'ai explosé ma facture d'électricité, mon Cher et Tendre est entré dans ma vie après deux mois d'éclairage intensif du coin sud-ouest de mon salon (j'ai peut-être encore une boussole si quelqu'un en a besoin).
Me voici donc à nouveau assaillie par des envies de sobre et d'épuré. C'est animée par cet état d'esprit que, pour la première fois de ma vie, j'ai acheté du blanc pour ma maison...
Bon, je ne crie pas à révolution, ce n'est jamais qu'un abat-jour mais quand même, je suis passée sans un regard pour les fleurs et les couleurs (c'est d'un ordinaire !) et je n'ai pas hésité une seconde. J'ai pris le blanc. Pas le sable, pas le blanc cassé, pas le grège. Le blanc. Tout net. J'écris, je le regarde, j'écris, je le regarde. Je me demande si je suis chez moi. Il me faut un certain temps d'acclimatation (je n'ai pas encore retiré le film plastique d'ailleurs, au cas où...)
Oui, je crois que j'entre dans une nouvelle ère...
Je vois blanc, je respire blanc, je m'habille blanc.
J'ai même ressorti mon pantalon blanc. Oui, ce petit flocon dans la grisaille, c'est môa !
Bon, le vert de ma blouse est beaucoup plus lumineux en vrai hein. Savez-vous que le vert porte chance ? Imaginez si mes épinards étaient tombés sur mon pantalon plutôt que sur ma blouse ? Hein ?
PS : spécialement pour l'oeil affûté de Chris B. Tu auras beau la chercher, tu ne trouveras pas la tache (je la dissimule. Je te connais trop bien !)
Et voilà qu'après avoir remisé tout dans les boîtes (et le gagnant du concours cette année du "qu'a-t-on oublié de retirer et qu'on va mettre dans un tiroir jusque l'année prochaine ?" est : le petit Jésus. Déjà il n'avait pas de crèche le pauvre petiot mais en plus on n'a pas pensé à l'exposer le 25 et il est resté comme un petit malheureux sur une étagère. Et après ça, je chicane sur la tradition de la fève de l'épiphanie), je vous laisse respirer, et voilà qu'après etc, et avant de remettre en place toute la déco habituelle, nous nous retrouvons dans une maison si ordonnée, si paisible, si épurée, si comment dire... étrange ? Oui, étrange. Nous ne sommes pas habitués à un tel dépouillement.
Vindjû, ça fait du bien. Mon petit livre de Feng Shui ne le dira jamais assez : intérieur rangé, esprit apaisé.
Vu qu'on parle Feng Shui (enfin vu que je vous impose ça ce soir), je me permets une digression importante. J'ai retrouvé ce précieux petit ouvrage qui dormait depuis six ans dans le grenier de la Grand-Mère (oui, oui, celle au jabot) et j'ai de suite plongé sur cet article que je me permets de retranscrire ici à l'attention de mes amies (et peut-être followers) célibataires :
Trouvez un partenaire
"Si vous en avez assez de la solitude, dynamisez votre coin sud-ouest en y plaçant une lampe à pied de 1,50 mètres de haut pour soutirer l'énergie de la terre. Gardez cette lampe allumée tous les soirs jusqu'à ce que vous ayez atteint votre but".
Ca vaut ce que ça vaut mais je me devais de partager ce secret avec vous. J'ai pour ma part expérimenté le conseil et, mis à part le fait que j'ai explosé ma facture d'électricité, mon Cher et Tendre est entré dans ma vie après deux mois d'éclairage intensif du coin sud-ouest de mon salon (j'ai peut-être encore une boussole si quelqu'un en a besoin).
Me voici donc à nouveau assaillie par des envies de sobre et d'épuré. C'est animée par cet état d'esprit que, pour la première fois de ma vie, j'ai acheté du blanc pour ma maison...
Bon, je ne crie pas à révolution, ce n'est jamais qu'un abat-jour mais quand même, je suis passée sans un regard pour les fleurs et les couleurs (c'est d'un ordinaire !) et je n'ai pas hésité une seconde. J'ai pris le blanc. Pas le sable, pas le blanc cassé, pas le grège. Le blanc. Tout net. J'écris, je le regarde, j'écris, je le regarde. Je me demande si je suis chez moi. Il me faut un certain temps d'acclimatation (je n'ai pas encore retiré le film plastique d'ailleurs, au cas où...)
Oui, je crois que j'entre dans une nouvelle ère...
Je vois blanc, je respire blanc, je m'habille blanc.
J'ai même ressorti mon pantalon blanc. Oui, ce petit flocon dans la grisaille, c'est môa !
Bon, le vert de ma blouse est beaucoup plus lumineux en vrai hein. Savez-vous que le vert porte chance ? Imaginez si mes épinards étaient tombés sur mon pantalon plutôt que sur ma blouse ? Hein ?
PS : spécialement pour l'oeil affûté de Chris B. Tu auras beau la chercher, tu ne trouveras pas la tache (je la dissimule. Je te connais trop bien !)
lundi 7 janvier 2013
Femme à jabot
J'ai découvert hier d'où me venait cette - très - légère tendance à me diriger vers la fourrure et les paillettes. Aujourd'hui, me voici devant un nouveau questionnement : pourquoi cet amour du jabot ? Difficile de passer à côt de celui-ci, seul sur son cintre, dans ma taille, en vert et à -50%. Vous connaissez mon petit coeur sensible.
Ah le jabot... Un jabot, et tout de suite, vous voilà habillée. Enfin je trouve (et sous une redingote, je vous dis pas). Et puis, ce petit côté avocat de la cour, ça intimide son interlocuteur (si, si on avait rendez-vous. Vous avez certainement oublié de le noter. Bon, alors, combien de poudres à paillettes ?). Plus ça froufroute et plus ça me plaît. Et si en plus il y a un peu de dentelle...
Bon ici, le jabot est tout simple mais il fait tout son effet. Faut juste voir comment il se comportera sans passer par la case repassage. Car c'est le défaut du jabot. Il réclame généralement l'engin infernal.
Je l'ai pourtant un moment renié tout à l'heure. Moi qui suis toujours si sûre de mes achats, j'ai comme été refroidie quand je l'ai montré fièrement à la Grand-Mère.
"Zavez-vu mon acquisition ?"
"Oh, c'est joli. Mais... c'est la même blouse que moi !"
"Pardon ?" (température de la voix qui tombe sous zéro degrés)
"Mais oui, j'ai la même en bleu"
"Ah ça, ça m'étonnerait" (c'est bon lâche le morceau. Laisse-lui croire que ça existe au-delà du xl)
"Mais oui, je l'ai eue pour ma fête des mères"
"Je ne crois pas que c'est la même vous savez (que tu es puérile ma fille)
"Laissez-moi un peu toucher la matière... Si, si c'est la même !"
"Bon bein c'est pas tout ça mais j'ai un souper à préparer moi. Allez à demain"
Bien sûr qu'elle se trompe. Mais juste qu'elle s'imagine avoir la même blouse que moi ça me fout un peu les boules.
Qu'à cela ne tienne, je prends 5 minutes pour
Et donc comment recycler la Rose de Noël ? En la mariant avec le thym pardi ! (qui a dit que ça n'allait pas ensemble ?). Et hop, que revivent mes cache-pot vache qui traînaient sur une armoire.
Attention, je suis susceptible aujourd'hui. Gare à celui qui se mêlera de critiquer mon arrière-plan.
Je vais t'en donner moi, la même blouse. Non mais faudrait bien qu'elle change de lunettes. Qu'est-ce qu'elle s'imagine ? Non mais allez quoi, gnagnagnagnagnagna...
C'est donc ça !
Premier dimanche de janvier,
Fêtons les Rois comme il se doit,
On n'a pas encore assez mangé
On la veut notre crise de foie
C'est que je l'aime moi cette tradition de l'épiphanie. Même que je choisis trèèèès soigneusement ma galette des Rois car ce que je veux surtout, c'est une elle "fève". Je dirais même plus : qu'importe la frangipane pourvu qu'on aie une jolie fève. C'est que j'ai déjà connu d'amères déceptions. Non mais quelle idée aussi d'aller fourrer une Betty Boop dans une galette des Rois ! Et ceux du Pain Quotidien qui vont jusqu'à aller mettre un logo. Respectons un peu les traditions que diable !
"Bonjour Madâââââme, ce sont bien des santons dans vos galettes des Rois ? Oui, vous comprenez, c'est parce-que la grand-mère de mon compagnon fait la collection et vous savez bien hein, à cet âge-là, les petites manies ont la vie dure hein madâââââme".
Bein oui, je collectionne les fèves depuis que j'ai mes fils. Bon, il en manque deux vu que j'en ai paumé une et cassé une autre (un ridicule oiseau d'un film de Disney. Encore une boulangerie hérétique).
Et pourtant...
"J'adore ces petites santons mais je n'ai jamais eu la chance de tomber dessus quand on faisait la galette des Rois chez moi ou à l'école"
"Ah bon ?"
"Oui, du coup je n'ai jamais eu la couronne"
"..."
"Je suis la benjamine d'une fraterie de trois enfants alors mes parents ne pouvaient pas tricher. On la voulait tous".
"Bein oui"
"Et même maintenant, avec mes enfants, même si je fais ça complètement au hasard, j'ai pas de chance. Parfois je la vois quand je coupe les parts mais je ne peux quand même pas prendre ce morceau là, ça ne serait pas chic"
"Bein non"
"C'est que je suis une Mère Parfaite vous savez..."
"je comprends"
"Je les aime bien moi ces couronnes dorées pourtant"
"Bein oui"
"C'est peut-être à cause de cette frustration que je suis maintenant tellement attirée par la fourrure et les paillettes !"
"Ah..."
"Mais oui !!!! Voilà ! C'est la faute à la galette !
"Mmmhhh"
"Oh bein me voilà soulagée ! Je comprends enfin mieux ce démon qui est en moi. Oh, merci docteur Freud !"
"Mais de rien Madame".
samedi 5 janvier 2013
Billy, enfin te voilà !
Séisme ce matin. Quoi ? Vous n'avez pas senti la secousse ? Pourtant, elle était plutôt fameuse : mon Cher et Tendre me dit comme ça, tout de go : "on n'irait pas chez Ikea après-midi ?" Glup's ? Ai-je bien entendu ? (Pardon Karl ? Vous voulez que je sois l'égérie de votre prochaine campagne publicitaire ?) Il parle d'aller chez Ikea, un samedi, pendant les soldes. Ah ça lui, c'est tout ou rien. "J'ai congé début de semaine. On pourrait aller acheter la bibliothèque et je la monterai comme ça".
Ah bein ça, ah bein ça. Voilà que notre projet vieux de six ans prend le chemin de la concrétisation. Six ans que nos bouqins croupissent dans le grenier de la Grand-Mère et que ceux acquis depuis la fin de nos travaux s'entassent un peu partout dans la maison. Et moi qui ai tellement, tellement horreur du désordre (rions un peu).
Alors il faut dire qu'aller acheter un meuble chez Ikea avec un homme a de gros avantages. J'ai en effet en son temps acheté seule une bibliothèque (enfin, l'incontournablee meuble Billy de chez Ikea) et je dois dire que ce fut épique. Bien entendu, l'idée m'était venue subitement alors que j'étais au travail, en jupe et sabots à talons hauts (ma Secrétaire Particulière se demande encore comment je pouvais conduire avec ces trucs aux pieds).
Tout de go à 17h00, direction Ikea avec ma petite Ford Fiesta. Je trouve de l'aide pour mettre la grosse et lourde boîte sur mon caddie, je paye, je pousse mon lourd et encombrant caddie les bras tendus et les fesses en arrière tellement je dois forcer et de temps autre je me tord le pied. Ai-je l'air bête. Et arrivée devant ma petite Fiesta... Heu, comment je vais renter ça dedans ?
Rassurez-vous (je vous sens tous haletants face à un tel suspens), j'ai trouvé de l'aide pour charger et décharger la boîte devant chez moi, garée en double file. Pfffff. Je vous passe les détails du montage à la Wonder Woman qui veut tout, tout de suite et sans lire le mode d'emploi.
Donc, qu'il est doux de se laisser guider par un bras masculin et finalement de n'être vraiment utile que dans le choix du meuble et sa localisation. Pour la manutention... Je m'en remets tellement à mon Cher et Tendre que je ne prends même pas la peine de vérifier où nous sommes stationnés dans le (très) vaste parking Ikea d'Anderlecht (je retiens tout de même que nous sommes au rez-de-chaussée). Alors évidemment, quand nous sommes séparés par la foule à l'ascenseur ("vas-y déjà, je prends le suivant") et que je me retrouve dans la vastitude des lieux...
J'arpente les allées, c'est pas vrai mais c'est pas vrai ! Si je m'en remets côté pratique à mon Cher et Tendre, celui-ci compte sur mon organisation sans faille et n'a pas pris la peine de s'encombrer de son gsm. Où qu'il est mais où qu'il est ? J'arpente les allées, c'est pas vrai, mais c'est pas vrai ! Ah mais au fait (vague lueur de clairvoyance), vu que le magasin est à l'étage, peut-être bien que l'entrée est au milieu du parking... Et donc il y a deux portes d'entrée... Bein oui, il est certainement de l'autre côté (du bénéfice d'avoir fait des études).
"Youyou ! Chéri Chéri ! Me voilà ! J'étais perdue... Oh bein, tu as déjà tout chargé tout seul ? Mais il fallait m'attendre voyons !"
Alors il faut dire qu'aller acheter un meuble chez Ikea avec un homme a de gros avantages. J'ai en effet en son temps acheté seule une bibliothèque (enfin, l'incontournablee meuble Billy de chez Ikea) et je dois dire que ce fut épique. Bien entendu, l'idée m'était venue subitement alors que j'étais au travail, en jupe et sabots à talons hauts (ma Secrétaire Particulière se demande encore comment je pouvais conduire avec ces trucs aux pieds).
Tout de go à 17h00, direction Ikea avec ma petite Ford Fiesta. Je trouve de l'aide pour mettre la grosse et lourde boîte sur mon caddie, je paye, je pousse mon lourd et encombrant caddie les bras tendus et les fesses en arrière tellement je dois forcer et de temps autre je me tord le pied. Ai-je l'air bête. Et arrivée devant ma petite Fiesta... Heu, comment je vais renter ça dedans ?
Rassurez-vous (je vous sens tous haletants face à un tel suspens), j'ai trouvé de l'aide pour charger et décharger la boîte devant chez moi, garée en double file. Pfffff. Je vous passe les détails du montage à la Wonder Woman qui veut tout, tout de suite et sans lire le mode d'emploi.
Donc, qu'il est doux de se laisser guider par un bras masculin et finalement de n'être vraiment utile que dans le choix du meuble et sa localisation. Pour la manutention... Je m'en remets tellement à mon Cher et Tendre que je ne prends même pas la peine de vérifier où nous sommes stationnés dans le (très) vaste parking Ikea d'Anderlecht (je retiens tout de même que nous sommes au rez-de-chaussée). Alors évidemment, quand nous sommes séparés par la foule à l'ascenseur ("vas-y déjà, je prends le suivant") et que je me retrouve dans la vastitude des lieux...
J'arpente les allées, c'est pas vrai mais c'est pas vrai ! Si je m'en remets côté pratique à mon Cher et Tendre, celui-ci compte sur mon organisation sans faille et n'a pas pris la peine de s'encombrer de son gsm. Où qu'il est mais où qu'il est ? J'arpente les allées, c'est pas vrai, mais c'est pas vrai ! Ah mais au fait (vague lueur de clairvoyance), vu que le magasin est à l'étage, peut-être bien que l'entrée est au milieu du parking... Et donc il y a deux portes d'entrée... Bein oui, il est certainement de l'autre côté (du bénéfice d'avoir fait des études).
"Youyou ! Chéri Chéri ! Me voilà ! J'étais perdue... Oh bein, tu as déjà tout chargé tout seul ? Mais il fallait m'attendre voyons !"
vendredi 4 janvier 2013
You can leave your hat on (part 2)
Voici, chers followers impatients - que dis-je, trépignants ! - la suite de mes aventures rocambolesque avec mon nouveau compagnon réticent : mon porte-jarretelle.
Vous qui lisez assidûment mon blog (n'est-ce pas ?) vous avez retenu que lorsque mon Cher et Tendre choisissait mon parfum... Flash-back comme dans les enquêtes policieres, souvenez-vous : " Pour se rafraîchir le nez, il a même fait une pause, mettant celle-ci à profit pour aller me chercher un deuxième cadeau". Un deuxième cadeau donc (personne n'a suivi mais c'est pas grave, je m'en fous, j'écris pour moi, pour mon plaisir).
D'ailleurs puisque personne ne suit, est-ce que ça vaut la peine que je relate ces fameuses aventures ? Allez quoi, suppliez-moi quand même un peu. Flattez-moi l'ego car je peux vous dire qu'ici, je mets mon orgueil de côté.
Ce deuxième cadeau donc... Flash-back 2 : "Je pense que le haut du bas est un peu épais. Normalement c'est plus fin et donc les attaches sont plus faciles à clipser".
Oui Columbo, bien vu. J'ai donc reçu une paire de bas pour porte-jarretelles ad hoc. Que dis-je ? La Rolls Royce du bas.Genre que t'imagines Rita Hayworth qui te mets ça clic-clic l'affaire est dans le sac.
Pour faire honneur à mon présent et démontrer que désormais ma cuisse est l'hôte de marque préféré du porte-jarretelles, j'ai entrepris de surprendre mon Docteur Es-jarretière en m'harnachant moi-même et sans aide aucune.
Vous me voyez venir hein.
Faut croire que vous me connaissez bien.
Oh p... C'est fin ces trucs. À tous les coups je vais les filer. Passer du 70 deniers au voile de voile, c'est violent. Mais je peux le faire, je peux le faire.
Les bas ok. Ça c'est fait. Hop, j'enfile mon porte-jarretelle. Clic j'attache, clac ça se détache, clic j'attache, clac ça se détache, clic j'attache, clac ça se détache. (Rita, où que tu sois, aide-moi).
"Qu'est-ce que tu fais ? Tu ne viens pas dormir ?"
"Si, si Chéri Chéri, j'arrive"
Clic et clac. M'énerve, m'énerve. Première jambe ok. J'attaque la deuxième. J'ai chaud, l'eau me roule dans le dos"
"Qu'est-ce que tu fous ? T'avais pas déjà pris ta douche ?"
"Heu, si, enfin non. J'arrive !"
Bon, je reprends. J'enfile, clic j'attache et miracle, ça ne claque pas. Ça a l'air de tenir. Ouais, visez la pro ! Je me relève (je suis proche de l'hernie discale avec toutes ces conneries) et là... Impossible de déployer mon élégante silhouette si je ne veux pas que tout claque à nouveau. Non di dju, je lui avais pourtant bien dis que mes jambes mesurent 105 et pas 104 cm. Je le savais que j'avais raison. J'allonge un maximum les élastiques du porte-jarretelles et je me fais bien droite. Heu, Rita, c'est normal que mon porte-jarretelle m'arrive à mi-fesses ? Je suis pas super connaisseuse mais on dirait plutôt une mini-jupe non ? Tant pis, allons-y vaille que vaille
Ta la lalalala... You can leave your hat on
"Chéri, Chériiiiiiiii"
"Zzzzzz Zzzzzzz"
Vous qui lisez assidûment mon blog (n'est-ce pas ?) vous avez retenu que lorsque mon Cher et Tendre choisissait mon parfum... Flash-back comme dans les enquêtes policieres, souvenez-vous : " Pour se rafraîchir le nez, il a même fait une pause, mettant celle-ci à profit pour aller me chercher un deuxième cadeau". Un deuxième cadeau donc (personne n'a suivi mais c'est pas grave, je m'en fous, j'écris pour moi, pour mon plaisir).
D'ailleurs puisque personne ne suit, est-ce que ça vaut la peine que je relate ces fameuses aventures ? Allez quoi, suppliez-moi quand même un peu. Flattez-moi l'ego car je peux vous dire qu'ici, je mets mon orgueil de côté.
Ce deuxième cadeau donc... Flash-back 2 : "Je pense que le haut du bas est un peu épais. Normalement c'est plus fin et donc les attaches sont plus faciles à clipser".
Oui Columbo, bien vu. J'ai donc reçu une paire de bas pour porte-jarretelles ad hoc. Que dis-je ? La Rolls Royce du bas.Genre que t'imagines Rita Hayworth qui te mets ça clic-clic l'affaire est dans le sac.
Pour faire honneur à mon présent et démontrer que désormais ma cuisse est l'hôte de marque préféré du porte-jarretelles, j'ai entrepris de surprendre mon Docteur Es-jarretière en m'harnachant moi-même et sans aide aucune.
Vous me voyez venir hein.
Faut croire que vous me connaissez bien.
Oh p... C'est fin ces trucs. À tous les coups je vais les filer. Passer du 70 deniers au voile de voile, c'est violent. Mais je peux le faire, je peux le faire.
Les bas ok. Ça c'est fait. Hop, j'enfile mon porte-jarretelle. Clic j'attache, clac ça se détache, clic j'attache, clac ça se détache, clic j'attache, clac ça se détache. (Rita, où que tu sois, aide-moi).
"Qu'est-ce que tu fais ? Tu ne viens pas dormir ?"
"Si, si Chéri Chéri, j'arrive"
Clic et clac. M'énerve, m'énerve. Première jambe ok. J'attaque la deuxième. J'ai chaud, l'eau me roule dans le dos"
"Qu'est-ce que tu fous ? T'avais pas déjà pris ta douche ?"
"Heu, si, enfin non. J'arrive !"
Bon, je reprends. J'enfile, clic j'attache et miracle, ça ne claque pas. Ça a l'air de tenir. Ouais, visez la pro ! Je me relève (je suis proche de l'hernie discale avec toutes ces conneries) et là... Impossible de déployer mon élégante silhouette si je ne veux pas que tout claque à nouveau. Non di dju, je lui avais pourtant bien dis que mes jambes mesurent 105 et pas 104 cm. Je le savais que j'avais raison. J'allonge un maximum les élastiques du porte-jarretelles et je me fais bien droite. Heu, Rita, c'est normal que mon porte-jarretelle m'arrive à mi-fesses ? Je suis pas super connaisseuse mais on dirait plutôt une mini-jupe non ? Tant pis, allons-y vaille que vaille
Ta la lalalala... You can leave your hat on
"Chéri, Chériiiiiiiii"
"Zzzzzz Zzzzzzz"
jeudi 3 janvier 2013
Lâchez les fauves...
Vous imaginez bien... 3 janvier... Les soooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooldes !!!
Comme je n'ai absolument presque rien dépensé cette saison (sans rire, j'ai été d'une sobriété étonnante) et que je n'ai presque plus rien à mettre (sans rire, non, non je suis très sérieuse. Allez quoi, si je vous le dis), je vous laisse deviner la suite...
Le seul problème est que je suis en congé. Congé = maison = enfants = temps de midi réquisitionné pour la tambouille (et pour le point de croix de mon aîné qui se passionne que ça en deviendrait presqu'inquiétant). Vivement lundi donc (je recommence à travailler, Tant'Mieux, à moi les soldes. Quand je vous dis qu'il y a du positif dans toute situation).
J'ai tout de même réussi une petite échappée cet après-midi car faire de bons soldes (héhéhé, je ne tombe pas dans le piège) demande un peu d'échauffement. Alors je commence gentiment par l'épicentre - ma petite ville - avant de me déployer, tel le rapace, pour rayonner de plus en plus large et de plus en plus loin, histoire de couvrir un territoire le plus exhaustif possible ("Allo ? Ah bonjour Madame, vous avez besoin de mon passage ? Rouvroy ? Tu rigoles, c'est la campagne là. Rien à se mettre sous la dent. Désolée mais j'ai des rendez-vous extrêmement urgents pour le moment. Il faudra patienter jusqu'au 1er février au moins).
Deux règles d'or pendant pour faire de bons soldes (je le replace que je sais que c'est masculin) :
- rien en dessous de - 50%
- rien que je n'aurais acheté à prix plein. "Quand même à ce prix là, je ne peux pas le laisser là" est un très mauvais réflexe à éviter. Même à 70%, si c'est pour rester dans la garde-robe, c'est du gâchis (dépensière mais pas gaspilleuse, rangaine connue)
Et donc j'ai déniché un petit pull qui ira fort bien avec mes gants je pense...
J'ai tout de suite été séduite par le petit détail qu'on ne distingue absolument pas, le logo "Terre Bleue" avec un petit brillant (dire que j'ai fait l'effort d'utiliser le gros appareil-photo plutôt que ma tablette histoire qu'on voit bien et que ça n'a servi à rien et que du coup, je suis encore là à écrire à 22h49, je vous épargne toutes les péripéties).
Le bienfait des soldes, c'est que ça vous encourage à sortir un peu de votre style habituel car "quand même à ce prix là, je ne peux pas le laisser là même si je ne l'aurais pas acheté à prix plein (du paradoxe de la shoppeuse lâchée en période de soldes : elle perd facilement sa capacité de raisonnement).
"John chéri, n'auriez vous pas vu mon rang de perles ? Je ne parviens pas à mettre la main dessus"
"Ne serait-il pas dans votre sac Chanel ma chère Jackie ?
"Mais oui ! Suis-je distraite !"
mercredi 2 janvier 2013
Je ne voudrais surtout pas me vanter
... mais quand-même ! Alors que je prévoyais pour vous l'épisode 2 des aventures avec mon porte-jaretelles (70 visites hier, record battu. Y a des sujets vendeurs), je me vois contrainte de vous reparler de broderie.
C'est nettement moins spicy j'en conviens mais voilà, je ne pouvais absolument pas passer à côté de vous exposer la preuve irréfutable que je suis complètement, totalement, incontournablement hype. Je dirais même hypissime. Oui, oui.
Look donc at this :
Ne courrez pas chercher votre loupe, je vous transcris :
Daily Elle du 2 janvier 2013
Alors là, c'est la bonne idée par excellence : transformer un truc froid en truc chaleureux. Et amener l'antique dans aujourd'huique, pour ainsi dire. Les housses Leese design sont à broder soi-même etc.
Ca vous en bouche un coin hein ! Sans vouloir me vanter (je me répète mais je ne veux pas qu'il y aie la moindre confusion), ce n'est pas la première fois que je vois le Daily Elle ou le Elle traiter d'un sujet évoqué peu de temps avant dans mon blog (par exemple un article de Sophie Fontanel "faut-il repasser une chemise ?" ou quelque chose du genre). Mon extrême modestie m'a poussée à ne pas évoquer cela mais là, c'est vraiment trop flagrant. Vous en arrivez à la même conclusion que moi n'est-ce pas ? Oui, ce grand magasine ne chasse pas les tendances à Londres, Manhattan, Seoul ou Berlin. Nenni, nenni, on vient tout simplement piocher dans mon blog !!!
Oui, c'est proprement honteux vous avez raison. Mais comme je me suis jurée pour 2013 d'être un peu plus indulgente avec mes admirateurs, je vais laisser couler pour cette fois.
Oh bein puisqu'on parle de broderie (de quoi ?), voici en primeur mon nouvel ouvrage.
Alors que je me languissais de points de croix, le point de croix est venu à moi. Ca, c'est tout l'art de bien choisir son personnel, en l'occurence ma Secrétaire Particulière qui a ce don pour offrir THE cadeau parfait (à ce propos chère Secrétaire, dépêchez-vous d'envoyer mon présent de fin d'année à Barak, Oprah, Ruqier et Yves bien sûr. Je suis affreusement gênée, ils m'en déjà envoyé le leur et me voici terriblement en retard).
Mais le fait certainement le plus notable aujourd'hui, c'est que mon fils aîné, que j'essaye d'intéresser en vain depuis 8,5 ans à toutes sortes d'activités ludiques (je ne compte plus l'argent dépensé en beaux livres, jouets en bois, jouets de société primés) a délaissé sa PSP pour... faire de la broderie.
Ca faisait un moment qu'il me tournait autour et manifestait son envie de faire lui aussi du point de croix. Comme je suis une Mère Parfaite, je ne suis pas bloquée dans les stéréotypes (dis Chéri, Chéri, tu ne crois pas qu'il serait un peu...) et je lui ai donc proposé un petit ouvrage, histoire qu'il voit si ça lui plaisait (car bien entendu, en digne fils de sa mère, il voulait déjà aller acheter une grande toile à border).
"C'est gai hein maman de broder ensemble"
"Ah ça oui mon Loulou"
"Tu peux me remettre mon fil"
"Bien-sûr mon chéri"
"Oh, je crois que j'ai fait une faute"
"Ce n'est pas grave, je te la corrige"
"Oh maman j'ai encore perdu mon fil"
"Pas de soucis trésor (TU VEUX BIEN ME FOUTRE LA PAIX OUI !)"
"Heu maman, qu'est-ce que je fais quand j'arrive au bout ?"
"Et bien regarde, on passe le fil dans les autres points"
"Bof, c'est pas très joli ça"
"Ah mais Môssieur ne va quand même pas commencer à faire son puriste maintenant !"
Ici on brode ma manière. Que ce soit bien clair.
C'est nettement moins spicy j'en conviens mais voilà, je ne pouvais absolument pas passer à côté de vous exposer la preuve irréfutable que je suis complètement, totalement, incontournablement hype. Je dirais même hypissime. Oui, oui.
Look donc at this :
Ne courrez pas chercher votre loupe, je vous transcris :
Daily Elle du 2 janvier 2013
Alors là, c'est la bonne idée par excellence : transformer un truc froid en truc chaleureux. Et amener l'antique dans aujourd'huique, pour ainsi dire. Les housses Leese design sont à broder soi-même etc.
Ca vous en bouche un coin hein ! Sans vouloir me vanter (je me répète mais je ne veux pas qu'il y aie la moindre confusion), ce n'est pas la première fois que je vois le Daily Elle ou le Elle traiter d'un sujet évoqué peu de temps avant dans mon blog (par exemple un article de Sophie Fontanel "faut-il repasser une chemise ?" ou quelque chose du genre). Mon extrême modestie m'a poussée à ne pas évoquer cela mais là, c'est vraiment trop flagrant. Vous en arrivez à la même conclusion que moi n'est-ce pas ? Oui, ce grand magasine ne chasse pas les tendances à Londres, Manhattan, Seoul ou Berlin. Nenni, nenni, on vient tout simplement piocher dans mon blog !!!
Oui, c'est proprement honteux vous avez raison. Mais comme je me suis jurée pour 2013 d'être un peu plus indulgente avec mes admirateurs, je vais laisser couler pour cette fois.
Oh bein puisqu'on parle de broderie (de quoi ?), voici en primeur mon nouvel ouvrage.
Alors que je me languissais de points de croix, le point de croix est venu à moi. Ca, c'est tout l'art de bien choisir son personnel, en l'occurence ma Secrétaire Particulière qui a ce don pour offrir THE cadeau parfait (à ce propos chère Secrétaire, dépêchez-vous d'envoyer mon présent de fin d'année à Barak, Oprah, Ruqier et Yves bien sûr. Je suis affreusement gênée, ils m'en déjà envoyé le leur et me voici terriblement en retard).
Mais le fait certainement le plus notable aujourd'hui, c'est que mon fils aîné, que j'essaye d'intéresser en vain depuis 8,5 ans à toutes sortes d'activités ludiques (je ne compte plus l'argent dépensé en beaux livres, jouets en bois, jouets de société primés) a délaissé sa PSP pour... faire de la broderie.
Ca faisait un moment qu'il me tournait autour et manifestait son envie de faire lui aussi du point de croix. Comme je suis une Mère Parfaite, je ne suis pas bloquée dans les stéréotypes (dis Chéri, Chéri, tu ne crois pas qu'il serait un peu...) et je lui ai donc proposé un petit ouvrage, histoire qu'il voit si ça lui plaisait (car bien entendu, en digne fils de sa mère, il voulait déjà aller acheter une grande toile à border).
"C'est gai hein maman de broder ensemble"
"Ah ça oui mon Loulou"
"Tu peux me remettre mon fil"
"Bien-sûr mon chéri"
"Oh, je crois que j'ai fait une faute"
"Ce n'est pas grave, je te la corrige"
"Oh maman j'ai encore perdu mon fil"
"Pas de soucis trésor (TU VEUX BIEN ME FOUTRE LA PAIX OUI !)"
"Heu maman, qu'est-ce que je fais quand j'arrive au bout ?"
"Et bien regarde, on passe le fil dans les autres points"
"Bof, c'est pas très joli ça"
"Ah mais Môssieur ne va quand même pas commencer à faire son puriste maintenant !"
Ici on brode ma manière. Que ce soit bien clair.
mardi 1 janvier 2013
You can leave your hat on
Bon, il est temps que je vous parle un peu de mes cadeaux de Noël avant que la période soit complètement périmée (y'en a marre, overdose, ras-le-bol, brûlez le sapin, pendez Michael Buble) .
J'ai bien tenté des appels du pied pour susciter votre curiosité mais en vain. Pas de message suppliant genre " mais allez, quand nous le fais-tu cet article sur tes cadeaux ?" ou "tu dis que quand ton Cher et Tendre t'a offert ton parfum, il avait aussi un deuxième cadeau. C'était quoi, c'était quoi, c'était quoi ?" Rien de tout ça.
Alors de trois choses l'une :
- vous manquez totalement de curiosité,
- vous ne voulez pas me faire le plaisir de me supplier pour que je lâche le morceau. Donc il va falloir que je me vante de mon cadeau sans qu'on m'aie sonnée,
- vous survolez mes posts distraitement et n'avez aucune idée de quoi je veux parler. Option la plus douloureuse et que je m'empresse d'oublier.
Je décide donc que vous manquez totalement d'intérêt pour mon blog et je ne sais pas si vous êtes dignes de mes efforts quotidiens...
Mais bon, vu que je suis très impatiente de vous parler de mon cadeau, je passe l'éponge pour cette fois. A l'avenir, j'éviterai ce genre de test de curiosité si je ne veux pas m'infliger de cruelles déceptions.
Et donc ce cadeau (oui, bon, tu aboules ?)...
Mon Cher et Tendre (encore lui), très investi dans mon problème de bas qui tombent et de Dim'Up périmés, m'a offert un cadeau fort à propos : un porte-jaretelle.
Ouais, je sais, il y avait certainement mieux comme illustration mais je ne pouvais certainement pas mettre ici une photo de moi portant mon cadeau (soyons décents), mon cadeau seul (c'est très intime tout de même) et encore moins une photo d'un mannequin à la cuisse fuselée où le porte-jaretelle ne rentre même pas dans un peu de gras (oh je ne suis pas jalouse mais bon... Faut pas pousser non plus).
Et me voilà donc dans la salle-de-bains, fort intriguée à 43 ans, devant cet objet jusque là inconnu pour moi. Mais je suis ouverte d'esprit et je tenais à remercier comme il se doit Mon Cher et Tendre en portant son cadeau.
Sauf que voilà... "Nom di dju, comment on attache les bas avec ces trucs ?" Tant pis pour la surprise, fallait faire appel à l'équipe.
"Dis, viens un peu, j'arrive pas à attacher les bas avec ces machins moi"
"Attends, il faut déclipser les petites attaches et enfermer le bas"
"Oui mais comment veux-tu que je fasse ça toute seule moi? "
"Je pense que le haut du bas est un peu épais. Normalement c'est plus fin et donc les attaches sont plus faciles à clipser"
"Ah bon. Et on met le slip au-dessus ou en dessous du porte-jaretelle ?"
"Je pense que c'est plus esthétique au-dessus mais c'est plus pratique en-dessous"
"Ah bon"
"Ouais"
"Mais au fait..."
"Ouais ?"
"Comment tu sais tout ça toi ? Hein ?"
"Bein... Heu..."
"Oui parce qu'il me semble que t'en connais un morceau sur le sujet. Hein ? Hein ? Comment ça se fait ? Hein ?"
"Bein... Heu..."
"Oui bein bonne nuit tiens. Peut-être que demain matin ta mémoire sera plus fraîche"
Fin de l'épisode 1
J'ai bien tenté des appels du pied pour susciter votre curiosité mais en vain. Pas de message suppliant genre " mais allez, quand nous le fais-tu cet article sur tes cadeaux ?" ou "tu dis que quand ton Cher et Tendre t'a offert ton parfum, il avait aussi un deuxième cadeau. C'était quoi, c'était quoi, c'était quoi ?" Rien de tout ça.
Alors de trois choses l'une :
- vous manquez totalement de curiosité,
- vous ne voulez pas me faire le plaisir de me supplier pour que je lâche le morceau. Donc il va falloir que je me vante de mon cadeau sans qu'on m'aie sonnée,
- vous survolez mes posts distraitement et n'avez aucune idée de quoi je veux parler. Option la plus douloureuse et que je m'empresse d'oublier.
Je décide donc que vous manquez totalement d'intérêt pour mon blog et je ne sais pas si vous êtes dignes de mes efforts quotidiens...
Mais bon, vu que je suis très impatiente de vous parler de mon cadeau, je passe l'éponge pour cette fois. A l'avenir, j'éviterai ce genre de test de curiosité si je ne veux pas m'infliger de cruelles déceptions.
Et donc ce cadeau (oui, bon, tu aboules ?)...
Mon Cher et Tendre (encore lui), très investi dans mon problème de bas qui tombent et de Dim'Up périmés, m'a offert un cadeau fort à propos : un porte-jaretelle.
Ouais, je sais, il y avait certainement mieux comme illustration mais je ne pouvais certainement pas mettre ici une photo de moi portant mon cadeau (soyons décents), mon cadeau seul (c'est très intime tout de même) et encore moins une photo d'un mannequin à la cuisse fuselée où le porte-jaretelle ne rentre même pas dans un peu de gras (oh je ne suis pas jalouse mais bon... Faut pas pousser non plus).
Et me voilà donc dans la salle-de-bains, fort intriguée à 43 ans, devant cet objet jusque là inconnu pour moi. Mais je suis ouverte d'esprit et je tenais à remercier comme il se doit Mon Cher et Tendre en portant son cadeau.
Sauf que voilà... "Nom di dju, comment on attache les bas avec ces trucs ?" Tant pis pour la surprise, fallait faire appel à l'équipe.
"Dis, viens un peu, j'arrive pas à attacher les bas avec ces machins moi"
"Attends, il faut déclipser les petites attaches et enfermer le bas"
"Oui mais comment veux-tu que je fasse ça toute seule moi? "
"Je pense que le haut du bas est un peu épais. Normalement c'est plus fin et donc les attaches sont plus faciles à clipser"
"Ah bon. Et on met le slip au-dessus ou en dessous du porte-jaretelle ?"
"Je pense que c'est plus esthétique au-dessus mais c'est plus pratique en-dessous"
"Ah bon"
"Ouais"
"Mais au fait..."
"Ouais ?"
"Comment tu sais tout ça toi ? Hein ?"
"Bein... Heu..."
"Oui parce qu'il me semble que t'en connais un morceau sur le sujet. Hein ? Hein ? Comment ça se fait ? Hein ?"
"Bein... Heu..."
"Oui bein bonne nuit tiens. Peut-être que demain matin ta mémoire sera plus fraîche"
Fin de l'épisode 1
lundi 31 décembre 2012
dimanche 30 décembre 2012
Point de croix pour toi...
Je vous ai parlé du néant de ma vie depuis que j'ai achevé ma première broderie (pardon, mon premier point de croix). J'en rêve la nuit (1, 2, 3, trous et je pique, 1, 2 et 3 et je ressors), mes doigts s'agitent malgré moi pendant mon sommeil, brodant à l'infini toutes sortes de grilles imaginaires.
C'est donc décidé. Alors que je sais le temps que je risque de consacrer au point de croix (pas au détriment d'autres loisirs mais bien de celui de mon ménage qui n'en demandait déjà pas tant), je me mis tout de même en quête cet après-midi de me commander un nouveau kit sur internet.
Quel choix, quelle variété ! Je découvrais un monde d'une richesse infinie. La communauté des brodeuses pulule de petites mains qui partagent leur passion et les sites ne manquent pas pour étancher leur soif de point de croix.
J'ai même, au fil de mes recherches, découvert quelques citations particulièrement poétiques et d'une grande profondeur :
Qui sème des croix récolte des merveilles ;
Brode brode avec ardeur, petites croix de ton coeur ; brode brode avec rigueur, petites croix du bonheur ;
Ouvrage soigné, brodeuse appliquée (à ce sujet, j'émets quelques réserves) ;
Broder, broder, et le temps oublier ;
Trésor de brodeuse, bonheur de broder ;
Brodons d'un fil l'ouvrage de l'amitié ;
Emue au larmes par ce dernier, je voyais défiler devant mes yeux toutes mes précieuses amies qui chaque jour ou presque, me suivent fidèlement.
Oui, l'amitié, ce trésor à polir chaque jour...
Alors, mes amies, je tiens à vous prouver mon amitié indéfectible par le biais d'une borderie que je vous confectionnerais (au conditionnel hein, rassurez-vous)...
Pour toi Maman
C'est l'évidence même n'est-ce pas. On va dire que tu n'as pas assez de ta collection d'orchidées (sans compter les miennes en pension chez toi pour cause de mauvais traitement). Alors tant qu'à frôler l'overdose, autant que ce soit avec des petites croix.
Pour ma soeur
Pour t'aider à t'immerger avant une compétition, laisse ta vue se brouiller au comptage des petites croix et transpose-toi déjà sur le green. Ceci dit, je ne crois pas t'avoir encore vue avec le pantalon à carreaux d'usage... Il va falloir remédier à ça rapidement. Oh mais, c'est bientôt ton anniversaire ! T'inquiète pas va, je te choisirai plutôt un rose.
Pour mon Bras Droit
Si ça ce n'est pas l'esprit Comptoir de Famille, je rends mon fil et mes aiguilles. Je me demande même si cette prestigieuse marque n'a pas légèrement pillé le fond de commerce de la broderie. Je peux te dire que des tasses, des soucoupes et des cafetières en rouge et blanc, c'est un thème récurrent.
Pour ma Solange
Je ferais la même pour moi tiens, histoire qu'on se rappelle chaque jour à quel point nous l'avons échappé belle. Et ce n'était même pas Brad Pitt ou Robert Redford que nous avions au bout de la canne à pêche. Etions-nous sottes et inconscientes...
Pour ma Secrétaire Particulière
Je voudrais tant que vos honoraires de Secrétaire vous permettent de vous offrir le voyage de vos rêves. En attendant, vous pourrez rêver chaque soir devant votre tapisserie. Vous remarquerez que je ne l'ai pas choisie trop colorée. Je connais bien vos goûts n'est-ce pas ?
Pour Bella
Nouvelle vie en 2013... Ca commence par intégrer un peu de couleurs dans ton intérieur blanc et noir. On commence par la cuisine et toutes tes bonnes spécialités dont je me réjouis de goûter quelques exemples tout bientôt.
Pour Fanfan
Histoire de ne plus me tromper chaque fois que je veux aller au petit coin chez toi. Non, ne me remercie pas. J'hésitais avec les dauphins jaillissant de l'eau mais j'ai pensé à être raccord avec le beau rouge "Sang de boeuf" de chez Flamant de ton hall. Tu sais à quel point je suis une femme de goût.
Pour Croquette
C'est plus joli et plus facile à trouver qu'une broderie avec cabine d'essayage hein. Et de toute façon, pas de bon shopping sans une pause café n'est-ce pas ?
Pour ma Bonne Ame
Oui, je trouve que ton chien se sent un peu seul chez toi. Je pensais à un Berger Allemand mais j'ai bien capté je pense ton goût pour le côté lord anglais. Je vois très bien ma tapisserie au-dessus de ton joli Chesterfield. Moi je dis, ce sera top.
A mon AmieOutreAtlantique
Parce que le point de croix rend si bien la grâce et l'élégance d'Audrey. Isn'it ? Et en plus, tu pourras la porter sur toi. Que ne ferais-je pas pour te faire plaisir ? Dis-moi.
Pour ma Complice de toujours
Toi, tu es encore plus gâtée que les autres. Tu pourras même porter ma broderie sur toi. Et que je ne te surprenne pas à tenter de découdre les bateaux de la marinière en argant le fait que c'était mal cousu et que du coup ça ne tenait pas.
Pour mon Cher et Tendre
Mais bien sûr que je pense à toi aussi. Je suis tellement séduite par l'expressivité de ces quatre jeunes gens dans le vent que j'ai vraiment hâte de m'y mettre.
Bon, je me demande si jai bien fait de vous montrer tout ça. Je sens que vous allez me harceler tous les jours pour connaître l'état d'avancement de votre oeuvre...
Non, non, vous me direz merci plus tard.
C'est donc décidé. Alors que je sais le temps que je risque de consacrer au point de croix (pas au détriment d'autres loisirs mais bien de celui de mon ménage qui n'en demandait déjà pas tant), je me mis tout de même en quête cet après-midi de me commander un nouveau kit sur internet.
Quel choix, quelle variété ! Je découvrais un monde d'une richesse infinie. La communauté des brodeuses pulule de petites mains qui partagent leur passion et les sites ne manquent pas pour étancher leur soif de point de croix.
J'ai même, au fil de mes recherches, découvert quelques citations particulièrement poétiques et d'une grande profondeur :
Qui sème des croix récolte des merveilles ;
Brode brode avec ardeur, petites croix de ton coeur ; brode brode avec rigueur, petites croix du bonheur ;
Ouvrage soigné, brodeuse appliquée (à ce sujet, j'émets quelques réserves) ;
Broder, broder, et le temps oublier ;
Trésor de brodeuse, bonheur de broder ;
Brodons d'un fil l'ouvrage de l'amitié ;
Emue au larmes par ce dernier, je voyais défiler devant mes yeux toutes mes précieuses amies qui chaque jour ou presque, me suivent fidèlement.
Oui, l'amitié, ce trésor à polir chaque jour...
Alors, mes amies, je tiens à vous prouver mon amitié indéfectible par le biais d'une borderie que je vous confectionnerais (au conditionnel hein, rassurez-vous)...
Pour toi Maman
C'est l'évidence même n'est-ce pas. On va dire que tu n'as pas assez de ta collection d'orchidées (sans compter les miennes en pension chez toi pour cause de mauvais traitement). Alors tant qu'à frôler l'overdose, autant que ce soit avec des petites croix.
Pour ma soeur
Pour t'aider à t'immerger avant une compétition, laisse ta vue se brouiller au comptage des petites croix et transpose-toi déjà sur le green. Ceci dit, je ne crois pas t'avoir encore vue avec le pantalon à carreaux d'usage... Il va falloir remédier à ça rapidement. Oh mais, c'est bientôt ton anniversaire ! T'inquiète pas va, je te choisirai plutôt un rose.
Pour mon Bras Droit
Si ça ce n'est pas l'esprit Comptoir de Famille, je rends mon fil et mes aiguilles. Je me demande même si cette prestigieuse marque n'a pas légèrement pillé le fond de commerce de la broderie. Je peux te dire que des tasses, des soucoupes et des cafetières en rouge et blanc, c'est un thème récurrent.
Pour ma Solange
Je ferais la même pour moi tiens, histoire qu'on se rappelle chaque jour à quel point nous l'avons échappé belle. Et ce n'était même pas Brad Pitt ou Robert Redford que nous avions au bout de la canne à pêche. Etions-nous sottes et inconscientes...
Pour ma Secrétaire Particulière
Je voudrais tant que vos honoraires de Secrétaire vous permettent de vous offrir le voyage de vos rêves. En attendant, vous pourrez rêver chaque soir devant votre tapisserie. Vous remarquerez que je ne l'ai pas choisie trop colorée. Je connais bien vos goûts n'est-ce pas ?
Pour Bella
Nouvelle vie en 2013... Ca commence par intégrer un peu de couleurs dans ton intérieur blanc et noir. On commence par la cuisine et toutes tes bonnes spécialités dont je me réjouis de goûter quelques exemples tout bientôt.
Pour Fanfan
Histoire de ne plus me tromper chaque fois que je veux aller au petit coin chez toi. Non, ne me remercie pas. J'hésitais avec les dauphins jaillissant de l'eau mais j'ai pensé à être raccord avec le beau rouge "Sang de boeuf" de chez Flamant de ton hall. Tu sais à quel point je suis une femme de goût.
Pour Croquette
C'est plus joli et plus facile à trouver qu'une broderie avec cabine d'essayage hein. Et de toute façon, pas de bon shopping sans une pause café n'est-ce pas ?
Pour ma Bonne Ame
Oui, je trouve que ton chien se sent un peu seul chez toi. Je pensais à un Berger Allemand mais j'ai bien capté je pense ton goût pour le côté lord anglais. Je vois très bien ma tapisserie au-dessus de ton joli Chesterfield. Moi je dis, ce sera top.
A mon AmieOutreAtlantique
Parce que le point de croix rend si bien la grâce et l'élégance d'Audrey. Isn'it ? Et en plus, tu pourras la porter sur toi. Que ne ferais-je pas pour te faire plaisir ? Dis-moi.
Pour ma Complice de toujours
Toi, tu es encore plus gâtée que les autres. Tu pourras même porter ma broderie sur toi. Et que je ne te surprenne pas à tenter de découdre les bateaux de la marinière en argant le fait que c'était mal cousu et que du coup ça ne tenait pas.
Pour mon Cher et Tendre
Mais bien sûr que je pense à toi aussi. Je suis tellement séduite par l'expressivité de ces quatre jeunes gens dans le vent que j'ai vraiment hâte de m'y mettre.
Bon, je me demande si jai bien fait de vous montrer tout ça. Je sens que vous allez me harceler tous les jours pour connaître l'état d'avancement de votre oeuvre...
Non, non, vous me direz merci plus tard.
samedi 29 décembre 2012
Classification scientifique
Je ne sais plus quand m'ont sauté aux yeux mes premières "têtes citron" et "tête caramel" mais ça remonte à très loin. Peut-être à l'époque où je m'interrogeais sur ce qu'étaient des "traits fins".
C'était en 1981, j'avais 11 ans et je découvris Corinne Charby dans "La chèvre".
Je la trouvais tellement beeeeelle et que je fis part de mon émotion esthétique à ma maman (ça devait être les dernières années où je pouvais encore dire spontanément d'une fille qu'elle était jolie. Il y a bien longtemps que ce genre de compliment ne franchit plus mes lèvres). Et donc ma maman, me répondit :
"Mwi. Moi, je trouve qu'elle a les traits épais"
"Ah bon ? C'est quoi des traits épais ?"
"Bein l'inverse des traits fins"
"C'est quoi des traits fins ?" (manifestement, quelque chose qu'on n'avait jamais dit de moi)
"Meryl Streep par exemple, elle a les traits fins".
C'est donc ça....
Forte de cette distinction, j'aimais repérer les femmes aux traits fins, histoire de voir si j'avais bien compris (nous remarquerons tous qu'à 11 ans, j'avais déjà des passe-temps stupides).
Et c'est sans doute ainsi que me sont venues les "têtes citron" et les "têtes caramel".
Alors je précise tout de suite que tout le monde ne rentre pas dans l'une ou l'autre catégorie hein. Je n'en ai pas connu des dizaines de "citron" ou "caramel" mais celles qui l'étaient, ça alors, elles l'étaient. Quelques quidams mais aussi des personnages publics qui vont m'aider, comme ma maman l'a fait, à vous donner une idée de ma classification tout à fait personnelle (et bien entendu hautement intéressante).
Céline Balitran, ex-madame Clooney, qui depuis son époque Georgy semble ne plus aller chez le coiffeur. Quand je la vois, je produis instinctivement de la salive , cas typique de l'effet "citron" ("ça me rend Chinois" dirait mon fils tant il plisse les yeux quand il voit cet agrume). On pourrait croire que les traits fins font les têtes citron mais non. Il faut que ça soit pointu de partout (même si Céline ici présente comme un petit groin de porcelait). Faut que j'arrrête de la regarder là sinon je vais finir par me shopper des aphtes.
Aaaah Nika... Mais oui, vous vous souvenez de son tube et des envolées lyriques de cette bonne petite tête de caramel. Tout est rondeur et les lèvres sont toujours bien pleines. Les têtes caramel doivent toujours s'habiller en brun et l'hiver est leur saison (en été, leur teint vire au beurre rance).
"Pardon ?"
"Oui, Chéri, je t'ai déjà dit que tu étais l'étalon de la tête caramel mais tu as les yeux bleus (verts, gris, selon le climat) et ton teint rapidement hâlé en été te place dans une catégorie tout à fait à part. Regarde comment j'arrive à parler de ta plastique parfaite, toi aux belles lèvres charnues".
(Ouf, sur ce coup là, j'ai eu chaud).
Si j'étais une bloggeuse hyper suivie (genre qui a 50 commentaires à chaque article, hmmm), je lancerais un malicieux "Et vous ? Connaissez-vous des têtes citron et des têtes caramel ? Envoyez-moi donc des photos !"
Ou même un e-mail ? Un SMS ? Heu, je sais pas moi... Ca pourrait être comique de disserter là-dessus autour d'un puzzle ou d'une broderie au point-de-croix non ?
C'était en 1981, j'avais 11 ans et je découvris Corinne Charby dans "La chèvre".
Je la trouvais tellement beeeeelle et que je fis part de mon émotion esthétique à ma maman (ça devait être les dernières années où je pouvais encore dire spontanément d'une fille qu'elle était jolie. Il y a bien longtemps que ce genre de compliment ne franchit plus mes lèvres). Et donc ma maman, me répondit :
"Mwi. Moi, je trouve qu'elle a les traits épais"
"Ah bon ? C'est quoi des traits épais ?"
"Bein l'inverse des traits fins"
"C'est quoi des traits fins ?" (manifestement, quelque chose qu'on n'avait jamais dit de moi)
"Meryl Streep par exemple, elle a les traits fins".
C'est donc ça....
Forte de cette distinction, j'aimais repérer les femmes aux traits fins, histoire de voir si j'avais bien compris (nous remarquerons tous qu'à 11 ans, j'avais déjà des passe-temps stupides).
Et c'est sans doute ainsi que me sont venues les "têtes citron" et les "têtes caramel".
Alors je précise tout de suite que tout le monde ne rentre pas dans l'une ou l'autre catégorie hein. Je n'en ai pas connu des dizaines de "citron" ou "caramel" mais celles qui l'étaient, ça alors, elles l'étaient. Quelques quidams mais aussi des personnages publics qui vont m'aider, comme ma maman l'a fait, à vous donner une idée de ma classification tout à fait personnelle (et bien entendu hautement intéressante).
Céline Balitran, ex-madame Clooney, qui depuis son époque Georgy semble ne plus aller chez le coiffeur. Quand je la vois, je produis instinctivement de la salive , cas typique de l'effet "citron" ("ça me rend Chinois" dirait mon fils tant il plisse les yeux quand il voit cet agrume). On pourrait croire que les traits fins font les têtes citron mais non. Il faut que ça soit pointu de partout (même si Céline ici présente comme un petit groin de porcelait). Faut que j'arrrête de la regarder là sinon je vais finir par me shopper des aphtes.
Aaaah Nika... Mais oui, vous vous souvenez de son tube et des envolées lyriques de cette bonne petite tête de caramel. Tout est rondeur et les lèvres sont toujours bien pleines. Les têtes caramel doivent toujours s'habiller en brun et l'hiver est leur saison (en été, leur teint vire au beurre rance).
"Pardon ?"
"Oui, Chéri, je t'ai déjà dit que tu étais l'étalon de la tête caramel mais tu as les yeux bleus (verts, gris, selon le climat) et ton teint rapidement hâlé en été te place dans une catégorie tout à fait à part. Regarde comment j'arrive à parler de ta plastique parfaite, toi aux belles lèvres charnues".
(Ouf, sur ce coup là, j'ai eu chaud).
Si j'étais une bloggeuse hyper suivie (genre qui a 50 commentaires à chaque article, hmmm), je lancerais un malicieux "Et vous ? Connaissez-vous des têtes citron et des têtes caramel ? Envoyez-moi donc des photos !"
Ou même un e-mail ? Un SMS ? Heu, je sais pas moi... Ca pourrait être comique de disserter là-dessus autour d'un puzzle ou d'une broderie au point-de-croix non ?
vendredi 28 décembre 2012
Ἑρμῆς
Alors je vous préviens tout de suite, ce soir, je minaude. Que ce soit bien clair pour tout le monde.
J'avais prévu de vous faire un article sur mes jolis cadeaux de Noël (les plus attentifs, ceux qui lisent mes posts avec l'esprit clair et reposé le matin par exemple, en auront déjà repéré deux) mais j'ai teeeeellement de choses à dire, diantre, que je n'en ai pas encore eu l'occasion.
Et voilà que ce soir, alors que Noël est enterré depuis à peine 3 jours, voilà que le Père Noël est de retour, comme ça, sans prévenir, avec deux cadeaux surprise. Oh bein ça alors !
Je ne sais vraiment pas comment, mon Cher et Tendre avait remarqué que je n'avais plus de parfum (...) Oh bein ça alors (bis). Aaaaaaah, je n'aime pas acheter du parfum, par contre j'adore en recevoir. Surtout un parfum choisi avec méticulosité par votre amoureux et qui en dit long sur la façon dont il vous connaît et qu'il vous perçoit (je vous avais bien dit que j'allais faire des manières).
J'ouvre fébrilement mon emballage et là, rien que la boîte, coup de foudre... (Je prévois déjà de l'encadrer tellement je la trouve trop belle. Ma Complice, arrête de pouffer)
Rien que la boîte, c'est tout moi !
Je minaude et en plus j'en jette avec mes prouesses techniques :
Pour que vous voyiez mieux. Même la forme de la bouteille a été un facteur décisif dans le choix du parfum. Quand je vous disais qu'il était méticuleux mon cher et Tendre...
Et puis, c'est Hermès Madââââââme. Monsieur sait que j'aime ce qui est frais mais surtout que ça soit chic svp ! (Yves Rocher, passe ton chemin manant)
Et il a choisi ça au nez et au look ! Je le vois dans les rayons de la parfumerie, sentant des dizaines de fragrances, triant, éliminant, sélectionnant. Pour se rafraîchir le nez, il a même fait une pause, mettant celle-ci à profit pour aller me chercher un deuxième cadeau.
Hoooooooooo (minaude, minaude, minaude).
Et le parfum.... (excusez-moi si je plane un peu, je me suis plongée dedans).
Parfum de lumière et de sérénité, saisissant et apaisant, qui mêle fraîcheur, suavité, spontanéité et subilité. Tout moi, c'est bien ce que je disais.
Vous vous souvenez de moi habillée de voiles blancs, marchant pieds nus le long de la lagune ? Regardez-moi maintenant, communiquant avec les éléphants, caressant sensuellement leur trompe grise, la tempe perlée de sueur appuyée tout contre elle.
Mais là où je reste pantoise devant le "nez" de mon Cher et Tendre, c'est en tombant sur ce publi-reportage...
C'est moi, c'est moi, c'est moi, c'est moi ! Y a même du V.A.O. ! Le sac est un poil strict mais j'en ferais tout à fait mon affaire.
Quand je vous disais que cet homme a un don...
jeudi 27 décembre 2012
I Pod ? I peux !
Moi qui suis relativement rétive aux tâches ménagère, ce jeudi 27 décembre a été pour moi une petite révolution en soi. Oui, pour la première fois de ma vie, j'ai été à la recherche de la tâche ménagère. Moi. Je n'en reviens toujours pas.
Quelle est donc cette illumination du Saint-Esprit qui est descendue sur moi ?
Il faut parfois du temps pour qu'une idée se faufile un chemin dans ma petite tête. Je suis en vacaaaaaances et je n'ai plus l'opportunité d'écouter des podcast ou des e-book pendant mes longs trajets en voiture. C'était donc très frustrant de ne pas pouvoir me plonger dans le suspens du dernier Mickael Connelly. Et là, tilt. Je n'avais qu'à faire comme mon Cher et Tendre que je vois depuis des années cultiver les fraises ou mouler les cookies en écoutant son I-Pod avec des oreillettes. So why not me ?
Que n'y ai-je pensé plus tôt ?! Parce que l'intérêt dans l'histoire, c'est qu'il faut que je trouve quelque chose à faire pour pouvoir écouter mon roman ! Mon tempérament bouillonnant (ah il en faut un fameux pour le point de croix ou le mandala) ne me permettant pas de m'allonger dans le canapé pour écouter les enquêtes de Harry Bosch, je devais trouver de quoi occuper mes mains. Hop la vaisselle (je résiste à laver celle qui est dans le lave-vaisselle) ; hop hop le repassage (même les chemises 100% coton qui ont fini par figer et jaunir au fond d'une manne) ; hop, hop, hop un peu de raccommodage (ha mais c'est qu'il faut le réparer ce petit trou avant qu'il ne s'élargisse. Ma maman me le dirait bien. Et puis, faut que je garde la main) ; hop, hop, hop, hop, quoi d'autre ? (rhaaaa étanchez ma soif de ménage. Monsieur Propre, épouse-moi !). Ah mais chouette j'ai le linge à ranger aussi (tiens, c'est bien la première fois que je peux empiler mes mannes vides).
"Les garçons, rangez un peu tous vos Playmobiles"
"Pourquoi tu cries maman ? Aaah (regard entendu et complice de mon aîné), tu écoutes de la musique aussi maintenant"
"Tais-toi, tu me fais perdre le fil"
Cerise on the cake : à 15h00, j'entame mon souper, chose psychologiquement impossible pour moi en temps normal. Pourquoi faire maintenant ce que je pourrai faire plus tard ? est en effet ma devise légendaire. Bref, la révolution est en marche. Ma Complice me jette des regards inquiets et médusés. On ne nous l'aurait pas remplacée ? a-t-elle l'air de se demander de plus en plus souvent.
Et c'est comme ça qu'à 19h00, la maison est rutilente, les garçons sont sûrs de trouver un slip propre dans leur tiroir, la sauce mijote et emplit la cuisine d'une délicieuse odeur. Je détache mon tablier, remet mes hauts talons, passe un coup de peigne et met un peu de rouge sur mes lèvres pour accueillir mon Cher et Tendre qui rentre harassé de sa journée de travail.
"Bonsoir ma Chérie"
"Bonsoir mon Trésor. Donne-moi donc ton impair et mets-toi à ton aise. J'ai mis tes pantoufles devant le feu"
"Mmmh, ça sent bon ici. J'ai une faim de loup !"
"Ca tombe bien mon amour, j'ai préparé une délicieuse sauce bolognaise, comme tu en raffoles"
"Quelle femme ! Tu es vraiment exceptionnelle toi tu sais ? Mais qu'as-tu donc dans les oreilles ?
"Oh, hihihi, j'ai oublié d'enlever mes écouteurs"
"Les enfants, ça a été ?"
"Ils ont été a-d-o-ra-bles. Le Petit m'a juste foutu une baigne. Oh mais c'est un peu de ma faute tu sais. Je n'ai pas entendu la minuterie et il a joué un peu plus longtemps que 30 minutes à la WII (heu peut-être 2h00 en fait). Du coup, bein, il était un peu survolté... Dis, tu pourras me mettre un nouveau Connelly sur mon I-Pod ?"
"Quoi ??? Tu as déjà fini celui que je t'ai mis hier ???"
"Bein, heu, oui... Pourquoi ? Je ne t'ai pas dit pour ne pas que tu t'inquiètes, j'ai eu une terrible insomnie cette nuit tu sais... Tu n'oublieras pas dis ?"
Quelle est donc cette illumination du Saint-Esprit qui est descendue sur moi ?
Il faut parfois du temps pour qu'une idée se faufile un chemin dans ma petite tête. Je suis en vaca
Que n'y ai-je pensé plus tôt ?! Parce que l'intérêt dans l'histoire, c'est qu'il faut que je trouve quelque chose à faire pour pouvoir écouter mon roman ! Mon tempérament bouillonnant (ah il en faut un fameux pour le point de croix ou le mandala) ne me permettant pas de m'allonger dans le canapé pour écouter les enquêtes de Harry Bosch, je devais trouver de quoi occuper mes mains. Hop la vaisselle (je résiste à laver celle qui est dans le lave-vaisselle) ; hop hop le repassage (même les chemises 100% coton qui ont fini par figer et jaunir au fond d'une manne) ; hop, hop, hop un peu de raccommodage (ha mais c'est qu'il faut le réparer ce petit trou avant qu'il ne s'élargisse. Ma maman me le dirait bien. Et puis, faut que je garde la main) ; hop, hop, hop, hop, quoi d'autre ? (rhaaaa étanchez ma soif de ménage. Monsieur Propre, épouse-moi !). Ah mais chouette j'ai le linge à ranger aussi (tiens, c'est bien la première fois que je peux empiler mes mannes vides).
"Les garçons, rangez un peu tous vos Playmobiles"
"Pourquoi tu cries maman ? Aaah (regard entendu et complice de mon aîné), tu écoutes de la musique aussi maintenant"
"Tais-toi, tu me fais perdre le fil"
Cerise on the cake : à 15h00, j'entame mon souper, chose psychologiquement impossible pour moi en temps normal. Pourquoi faire maintenant ce que je pourrai faire plus tard ? est en effet ma devise légendaire. Bref, la révolution est en marche. Ma Complice me jette des regards inquiets et médusés. On ne nous l'aurait pas remplacée ? a-t-elle l'air de se demander de plus en plus souvent.
Et c'est comme ça qu'à 19h00, la maison est rutilente, les garçons sont sûrs de trouver un slip propre dans leur tiroir, la sauce mijote et emplit la cuisine d'une délicieuse odeur. Je détache mon tablier, remet mes hauts talons, passe un coup de peigne et met un peu de rouge sur mes lèvres pour accueillir mon Cher et Tendre qui rentre harassé de sa journée de travail.
"Bonsoir ma Chérie"
"Bonsoir mon Trésor. Donne-moi donc ton impair et mets-toi à ton aise. J'ai mis tes pantoufles devant le feu"
"Mmmh, ça sent bon ici. J'ai une faim de loup !"
"Ca tombe bien mon amour, j'ai préparé une délicieuse sauce bolognaise, comme tu en raffoles"
"Quelle femme ! Tu es vraiment exceptionnelle toi tu sais ? Mais qu'as-tu donc dans les oreilles ?
"Oh, hihihi, j'ai oublié d'enlever mes écouteurs"
"Les enfants, ça a été ?"
"Ils ont été a-d-o-ra-bles. Le Petit m'a juste foutu une baigne. Oh mais c'est un peu de ma faute tu sais. Je n'ai pas entendu la minuterie et il a joué un peu plus longtemps que 30 minutes à la WII (heu peut-être 2h00 en fait). Du coup, bein, il était un peu survolté... Dis, tu pourras me mettre un nouveau Connelly sur mon I-Pod ?"
"Quoi ??? Tu as déjà fini celui que je t'ai mis hier ???"
"Bein, heu, oui... Pourquoi ? Je ne t'ai pas dit pour ne pas que tu t'inquiètes, j'ai eu une terrible insomnie cette nuit tu sais... Tu n'oublieras pas dis ?"
mercredi 26 décembre 2012
Ce que j'ai appris du point de croix
Voilà... J'ai terminé ma tapisserie... Je suis à la fois heureuse et un peu marrie, comme quand on termine un bon livre ; contente d'arriver au terme et en même temps déjà nostalique de mes fils et de mon aiguille.
Je dis ma "tapisserie" et pas ma "broderie" car, comme me l'a moulte fois dit la Grand-Mère, qui autrefois pratiquait la broderie, moi, ce que je fais c'est du (vulgaire) point de croix. On peut dire qu'elle loudrement insisté sur cette précision.
1 : faire confiance aux anciens
En effet, je fais bien du point de croix.
Quand j'ai déballé ce mignon petit clin d'oeil de Noël de mon Cher et Tendre, je me suis exclamée : "ah mais ce n'est pas du tout ce que je faisais !", j'ai bien vu une lueur triomphale dans la prunelle de la Mère-Grand qui m'a lancé un ultime "oui, vous, vous faites du point de croix. Ce n'est pas pareil (sous-entendu c'est bien moins noble) que la broderie (dit-elle en mimant le geste minutieux de la brodeuse)".
Si je l'avais davantage écoutée je ne me serais pas ridiculisée auprès des adeptes de la vraie broderie. C'est comme si j'avais pavané devant Karl Lagerfeld avec une médiocre imitation de sac Chanel made in China.
2 : ne pas insister si c'est raté
Je sors de ce travail de point de croix grandie aux yeux de mon Cher et Tendre. "Ce qui m'a épaté, m'a-t-il avoué, c'est que tu recommençais quand tu t'étais trompée". Traduisez : ce n'est pas ton habitude. J'aurais cru que tu ne te serais pas tracassée d'un point mal réalisé.
C'est que si vous vous gourrez à un moment c'est fichu. Même si on s'en rend compte après plein de points, vaut mieux recommencer, je m'y suis obligée. Le point de croix c'est comme dans la vie me suis-je dis. Tu laisses une erreur et voilà la base de ton travail qui est faussée et l'édifice final s'en ressentira. De deux choses l'une : on se contente d'un ensemble qui se tient mais qui manque furieusement d'harmonie ou alors le dessin ne ressemble rapidement à rien et c'est fichu.
Prenons un peu de hauteur (ah, j'ai enfin réussi à placer cette petite phrase si souvent entendue dans "Des Racines et des Ailes") et osons une comparaison : le point de croix, c'est comme un couple. Si tu sens que ça ne colle pas à 100%, mieux vaut laisser tomber (même s'il y a des mois de travail/relation derrière). Soit ce sera une vie de relation tiède ou alors ça foirera à coup sûr à un moment ou un autre.
Je vous laisse méditer
............
3. le point de croix affûte l'ouïe des enfants
Mes fils ont vite compris que ma tapisserie me tenait à coeur et donc diminuait significativement mon attention permanente envers eux. Leur hositilité s'est rapidement faite sentir ("oh non, tu brodes encore !") et je devais ruser comme un siou pour m'adonner à ma marotte en leur présence. A peine je froissais le sac en papier qui contenait mon matériel qu'ils arrivaient comme par enchantement à mes côtés "Maman, on fait un petit jeu de sociétééééé ?", activité qui ne me vaut en général que des "oh non, pas envie" quand je la propose.
Et comme je suis une Mère Parfaite, je me retiensde justesse de leur proposer de s'amuser un peu à la WII et je m'exécute avec mauvaise humeur enthousiasme.
"A toi Maman !" ; "Maman, c'est à ton tour !". Je tente de me concentrer mais tout me ramène à mes fils (de coton). "Maman, tu me donnes le dé ?" Dé, dé à coudre, coudre mes points de croix. Argh. "Oh Maman c'est trop comique ce jeu, on refait une partie ? " Bien sûr mon Loulou (t'es bien décidé à me faire ch... toi hein).
4. Le point de croix peut être coquin
Ah mais oui. A bas les idées reçues. Je craignais de faire un peu mémère auprès de mon Cher et Tendre même si je suis sûre de mon fort potentiel séduction. Et un soir, le point de croix m'a fait déraper quand il m'a dit :
"Tu es un peu comme la femme d'Ulysse qui brodait aussi. C'était comment déjà son nom ?"
"Pénélope... Ca fait un peu actrice de film porno non ? Genre cette sal... de Pénélope. Hahaha, elle joue dans Quand Pénélope te taquine l'aiguille ou Viens Pénélope que je t'enfile.
Oups.
5. Se méfier des apparences
Combien de fois n'a-t-on pas entendu ce genre de propos. L'habit ne fait pas le moine, on le sait. Pareil en point de croix. La dame qui m'a vendu mon premier ouvrage a voulu absolument me montrer comment procéder pour que l'arrière du travail soit bien fait. Car le verso doit être aussi beau que le recto. Ah bon ? Là, je l'avoue, ça dépassait largement mon seuil de patience et de méticulosité. Au risque de provoquer une crise cardiaque générale dans les clubs de broderie, je mets un point d'honneur à être honnête et ne pas vous laissez croire que je suis une experte néophyte (incroyable dis ce travail pour une débutante).
Bah, finalement, c'est un peu comme pour les chemises. Pourquoi se tuer à repasser autre-chose que le col et les poignets si c'est pour les mettre sous un pull ? C'est quand même pas le verso qu'on voit.
"Hahaha, dis, tu vas trouver un cadre assez épais pour contenir tous les fils ?" m'a demandé Ma Complice.
"Ouais, je pensais que j'avais été arnaquée et qu'on ne m'avait pas donné la quantité de fil suffisante pour toute la tapisserie"
Toujours se remettre en question et ne pas avoir pour premier réflexe de penser que la faute vient de l'autre.
"Philosophie du Point de Croix", de Wonder Woman, édition Akwasatien, 2012.
1 : faire confiance aux anciens
En effet, je fais bien du point de croix.
Quand j'ai déballé ce mignon petit clin d'oeil de Noël de mon Cher et Tendre, je me suis exclamée : "ah mais ce n'est pas du tout ce que je faisais !", j'ai bien vu une lueur triomphale dans la prunelle de la Mère-Grand qui m'a lancé un ultime "oui, vous, vous faites du point de croix. Ce n'est pas pareil (sous-entendu c'est bien moins noble) que la broderie (dit-elle en mimant le geste minutieux de la brodeuse)".
Si je l'avais davantage écoutée je ne me serais pas ridiculisée auprès des adeptes de la vraie broderie. C'est comme si j'avais pavané devant Karl Lagerfeld avec une médiocre imitation de sac Chanel made in China.
2 : ne pas insister si c'est raté
Je sors de ce travail de point de croix grandie aux yeux de mon Cher et Tendre. "Ce qui m'a épaté, m'a-t-il avoué, c'est que tu recommençais quand tu t'étais trompée". Traduisez : ce n'est pas ton habitude. J'aurais cru que tu ne te serais pas tracassée d'un point mal réalisé.
C'est que si vous vous gourrez à un moment c'est fichu. Même si on s'en rend compte après plein de points, vaut mieux recommencer, je m'y suis obligée. Le point de croix c'est comme dans la vie me suis-je dis. Tu laisses une erreur et voilà la base de ton travail qui est faussée et l'édifice final s'en ressentira. De deux choses l'une : on se contente d'un ensemble qui se tient mais qui manque furieusement d'harmonie ou alors le dessin ne ressemble rapidement à rien et c'est fichu.
Prenons un peu de hauteur (ah, j'ai enfin réussi à placer cette petite phrase si souvent entendue dans "Des Racines et des Ailes") et osons une comparaison : le point de croix, c'est comme un couple. Si tu sens que ça ne colle pas à 100%, mieux vaut laisser tomber (même s'il y a des mois de travail/relation derrière). Soit ce sera une vie de relation tiède ou alors ça foirera à coup sûr à un moment ou un autre.
Je vous laisse méditer
............
3. le point de croix affûte l'ouïe des enfants
Mes fils ont vite compris que ma tapisserie me tenait à coeur et donc diminuait significativement mon attention permanente envers eux. Leur hositilité s'est rapidement faite sentir ("oh non, tu brodes encore !") et je devais ruser comme un siou pour m'adonner à ma marotte en leur présence. A peine je froissais le sac en papier qui contenait mon matériel qu'ils arrivaient comme par enchantement à mes côtés "Maman, on fait un petit jeu de sociétééééé ?", activité qui ne me vaut en général que des "oh non, pas envie" quand je la propose.
Et comme je suis une Mère Parfaite, je me retiens
"A toi Maman !" ; "Maman, c'est à ton tour !". Je tente de me concentrer mais tout me ramène à mes fils (de coton). "Maman, tu me donnes le dé ?" Dé, dé à coudre, coudre mes points de croix. Argh. "Oh Maman c'est trop comique ce jeu, on refait une partie ? " Bien sûr mon Loulou (t'es bien décidé à me faire ch... toi hein).
4. Le point de croix peut être coquin
Ah mais oui. A bas les idées reçues. Je craignais de faire un peu mémère auprès de mon Cher et Tendre même si je suis sûre de mon fort potentiel séduction. Et un soir, le point de croix m'a fait déraper quand il m'a dit :
"Tu es un peu comme la femme d'Ulysse qui brodait aussi. C'était comment déjà son nom ?"
"Pénélope... Ca fait un peu actrice de film porno non ? Genre cette sal... de Pénélope. Hahaha, elle joue dans Quand Pénélope te taquine l'aiguille ou Viens Pénélope que je t'enfile.
Oups.
5. Se méfier des apparences
Combien de fois n'a-t-on pas entendu ce genre de propos. L'habit ne fait pas le moine, on le sait. Pareil en point de croix. La dame qui m'a vendu mon premier ouvrage a voulu absolument me montrer comment procéder pour que l'arrière du travail soit bien fait. Car le verso doit être aussi beau que le recto. Ah bon ? Là, je l'avoue, ça dépassait largement mon seuil de patience et de méticulosité. Au risque de provoquer une crise cardiaque générale dans les clubs de broderie, je mets un point d'honneur à être honnête et ne pas vous laissez croire que je suis une experte néophyte (incroyable dis ce travail pour une débutante).
Bah, finalement, c'est un peu comme pour les chemises. Pourquoi se tuer à repasser autre-chose que le col et les poignets si c'est pour les mettre sous un pull ? C'est quand même pas le verso qu'on voit.
"Hahaha, dis, tu vas trouver un cadre assez épais pour contenir tous les fils ?" m'a demandé Ma Complice.
"Ouais, je pensais que j'avais été arnaquée et qu'on ne m'avait pas donné la quantité de fil suffisante pour toute la tapisserie"
Toujours se remettre en question et ne pas avoir pour premier réflexe de penser que la faute vient de l'autre.
"Philosophie du Point de Croix", de Wonder Woman, édition Akwasatien, 2012.
mardi 25 décembre 2012
Tuut, Tuut, Tuut, Tuut
Elle est bien trop occupée à
Chuuuut, laissons-la, les yeux encore remplis de 1000 étoiles
Très très très Joyeux Noël !
lundi 24 décembre 2012
Joyeux Noël !!!
Ou excellent réveillon, en fonction de l'heure où vous me lirez (puisque même un soir de fête, il y a des priorités).
Voilà pour vous une jolie image de Noël
Sans aucun talent pour l'illustration, je suis bien obligée de pêcher de-ci de-là des images sur le web histoire d'enjoliver une miette mon blog.
Par contre, je n'ai pas besoin des piètres talents des boulangers de la région pour avoir un bon cougnou demain matin sur la table du petit-déjeûner. La critique étant facile et l'art difficile dit-on, j'ai en effet décidé de réaliser moi-même cette traditionnelle pâtisserie de Noël.
Bon, qui dit Noël pense générosité, opulence, débordement. Je ne pouvais donc faire autrement que de me configurer à l'ambiance du jour et mettre au monde un petit Jésus un rien obèse.
Et voilà, j'ai créé le nuage de Noël. Une innovation personnelle qui va faire fureur j'en suis sûre..
Voilà pour vous une jolie image de Noël
Sans aucun talent pour l'illustration, je suis bien obligée de pêcher de-ci de-là des images sur le web histoire d'enjoliver une miette mon blog.
Par contre, je n'ai pas besoin des piètres talents des boulangers de la région pour avoir un bon cougnou demain matin sur la table du petit-déjeûner. La critique étant facile et l'art difficile dit-on, j'ai en effet décidé de réaliser moi-même cette traditionnelle pâtisserie de Noël.
Bon, qui dit Noël pense générosité, opulence, débordement. Je ne pouvais donc faire autrement que de me configurer à l'ambiance du jour et mettre au monde un petit Jésus un rien obèse.
Et voilà, j'ai créé le nuage de Noël. Une innovation personnelle qui va faire fureur j'en suis sûre..
dimanche 23 décembre 2012
Y'a toujours pire
On peut bien parler de mon passe-temps ridicule. Oui, passer son temps à remplir une toile de jutte au point de croix peut paraître un rien idiot (je les sens bien les regards moqueurs) mais moi je dis que passer un dimanche après-midi venteux et pluvieux (pourri quoi) au bord d'un canal pour pêcher, excusez-moi mais là, ça tient du masochisme.
Ca fout le bourdon hein. Moi au moins je suis bien au chaud avec mon petit tricot sur les genoux et le chat qui ronronne à mes pieds (personne n'a vu mes lunettes rondes ? Et où est Titi à propos ?)
Certes, chacun ses goûts du moment que la liberté de l'autre est respectée.
J'ai bien connu Untel, passionné par l'art de la pêche et tellement désireux de me faire partager son amour du moulinet (et ce n'était même pas une figure du Kamasutra) qu'il m'emmenait dans les magasins de pêche pour admirer, béat, les collections de canne à pêche. Rétive que j'étais au maniement de l'asticot, j'avais bien dû abdiquer quand il m'a demandé de l'aide pour fabriquer les bouillettes à la vanille, "un appât propre et à la si bonne odeur" comme il me l'avait annoncé tout enthousiaste, prêt à aller taquiner la carpe.
N'ayant jamais compris qu'il vallait mieux emmener une fille voir des étalages de bijoux plutôt que des étagères d'hameçons, nos chemins se sont séparésouf je l'ai échappé belle.
"Tu t'arrêtes histoire que je prenne une petite photo Chéri, Chéri ?"
"Certes"
"Heu, tu n'irais pas toi (oeil de biche éploré, mon totem scout du jour) ? Tu as une capuche..."
Et voilà mon Cher et Tendre, bravant les éléments et les voitures pour aller capter l'instant précieux. Et des deux côtés de la route en plus. Ca, c'est pas baclé.
"Hihihi (rire coquet de celle qui est un peu gênée de ce qu'elle vient d'infliger), dire que Bella croit que mon mari est mort de rire chaque fois que je lui fais faires des photos pour mon blog. si elle savait..."
"Non, ça ne me dérange pas. J'aime bien prendre le temps de m'arrêter pour photographier quelque chose d'insolite. On a tendance à passer et se dire "il faudrait que je m'arrête" mais on ne le fait jamais".
"..."
Heureux homme qui grâce au blog de sa Wonder Woman peut savourer la poésie et les saveurs de la vie... Ne suis-je pas exceptionnelle ?
Ca fout le bourdon hein. Moi au moins je suis bien au chaud avec mon petit tricot sur les genoux et le chat qui ronronne à mes pieds (personne n'a vu mes lunettes rondes ? Et où est Titi à propos ?)
Certes, chacun ses goûts du moment que la liberté de l'autre est respectée.
J'ai bien connu Untel, passionné par l'art de la pêche et tellement désireux de me faire partager son amour du moulinet (et ce n'était même pas une figure du Kamasutra) qu'il m'emmenait dans les magasins de pêche pour admirer, béat, les collections de canne à pêche. Rétive que j'étais au maniement de l'asticot, j'avais bien dû abdiquer quand il m'a demandé de l'aide pour fabriquer les bouillettes à la vanille, "un appât propre et à la si bonne odeur" comme il me l'avait annoncé tout enthousiaste, prêt à aller taquiner la carpe.
N'ayant jamais compris qu'il vallait mieux emmener une fille voir des étalages de bijoux plutôt que des étagères d'hameçons, nos chemins se sont séparés
"Tu t'arrêtes histoire que je prenne une petite photo Chéri, Chéri ?"
"Certes"
"Heu, tu n'irais pas toi (oeil de biche éploré, mon totem scout du jour) ? Tu as une capuche..."
Et voilà mon Cher et Tendre, bravant les éléments et les voitures pour aller capter l'instant précieux. Et des deux côtés de la route en plus. Ca, c'est pas baclé.
"Hihihi (rire coquet de celle qui est un peu gênée de ce qu'elle vient d'infliger), dire que Bella croit que mon mari est mort de rire chaque fois que je lui fais faires des photos pour mon blog. si elle savait..."
"Non, ça ne me dérange pas. J'aime bien prendre le temps de m'arrêter pour photographier quelque chose d'insolite. On a tendance à passer et se dire "il faudrait que je m'arrête" mais on ne le fait jamais".
"..."
Heureux homme qui grâce au blog de sa Wonder Woman peut savourer la poésie et les saveurs de la vie... Ne suis-je pas exceptionnelle ?
samedi 22 décembre 2012
La panne du panecake
"Tempête de neige au Québec m'annonce mon amie Outre-Atlantique. Avec 35 cm de neige, on aura un Noël blanc". Et me voilà qui me languis du Québec (là au-moins je n'hésiterais pas une minute quant à garder mes gants ou pas). J'ai des envies de cabane à sucre et du coup, je suis particulièrement open en faisant quelques courses dans le Carrefour Market du patelin où mon fiston dispute un tournoi de tennis de table (un tournoi amical hein, organisé par la très dynamique, sémillante et passionnée Francine parce que, qu'est-ce qu'on pourrait bien faire un premier jour de vacances et une avant-veille de réveillon, hein, je vous le demande ?)
Et donc dans cette quasi superette, quelle n'est pas ma surprise de découvrir trois petits rayons de spécialités culinaires de divers pays. Attention, des vraies spécialités, pas la sauce soja Suzy Wan ou des haricots pour chili con carne. Non, des trucs que je n'ai jamais vu nulle part. Du vrai exotisme quoi.
Ho, des panecakes comme au Canada. Pas des sous-vide, non, de celles à faire soi-même en ajoutant du lait au mélange tout préparé ("bien sûr que oui je les ai faites moi-même"). Ca va très bien avec la cabane à sucre tout ça. Je prends.
Le tournoi de tennis de table (je m'applique mais dans le langage oral, je me cantonne à ping-pong) se déroulant non loin de la maison (alléluïa), nous nous retrouvons tous à midi pour, comme le disais Francine dans son communiqué "passer un chouette moment avec notre enfant en partageant une potée aux carottes-saucissesans sel avec lui". Mère Parfaite et Père Parfait participent avec entrain. Mère Parfaite propose alors à Père Parfait de partager en plus un moment privilégié "entre hommes" (le Petit inclu bien entendu, pas question qu'il se sente exclu. "Loulou, tu restes là ? Moi je rentre à la maison" dis-je bien vite, profitant lâchement qu'il est occupé à arbitrer un match avec un grand, occupation qui va l'amuser 5 minutes tout au plus).
Vous connaissez quelques-unes de mes joies simples. Parmi celles-ci, être seule dans la maison. Pas trop longtempsune journée ce serait possible ? mais un peu quand même, comme ça, de temps en temps. Quelques petites tâches pour me donner bonne conscience et hop, ni vu ni connu, un peu beaucoup de broderie (je passais à l'étape cruciale du point jeté, il me fallait toute ma concentration). Avec ma musique de Noël bien sûr que je dois désormais écouter en cachette car même mes fils en ont déjà ras-le-bol ("Maman, m'a dit le petit de 3 ans 3/4, tu dois un peu arrêter d'écouter la musique de Noël sinon tu n'en auras plus pour demain).
L'heure du retour des hommes au foyer approchant, je réintègre mon costume de Mère Parfaite et j'entreprends de préparer mes panecakes. Tout facile à préparer, une galère à cuisiner. La pâte colle dans la poêle et je rate la première comme c'est l'usage (et la deuxième et la troisième. Je pourrais abandonner et tout planquer sauf que j'ai prévenu Père Parfait de refuser le goûter chips aux enfants car je préparais des crêpes. Je dois donc assurer).
Un principe physique simple et connu de tous : le plastique fond à la chaleur. Moi aussi je le sais. Alors pourquoi est-ce que je ne fais pas le lien évident qui dit que spatule en plastique + poêle bouillante = totale incompatibilité. Parce que mon bouton est sur off sans doute. Ca colle, je gratte, ça pue le plastique fondu. Et 4 crêpes pour les poules. Je vais finir par servir des blinis si ça continue.
Grâce à mon blog, je me découvre aujourd'hui un talent de photographe culinaire. Haha, si je ne vous ne le disais pas, vous ne la remarqueriez pas la dorure de la crêpe qui était restée collée dans la poêle et que j'ai grattée pour cacher la pâte blanche et peu appétissante au centre. Ho oui, je suis vraiment trop forte moi.
Et donc dans cette quasi superette, quelle n'est pas ma surprise de découvrir trois petits rayons de spécialités culinaires de divers pays. Attention, des vraies spécialités, pas la sauce soja Suzy Wan ou des haricots pour chili con carne. Non, des trucs que je n'ai jamais vu nulle part. Du vrai exotisme quoi.
Ho, des panecakes comme au Canada. Pas des sous-vide, non, de celles à faire soi-même en ajoutant du lait au mélange tout préparé ("bien sûr que oui je les ai faites moi-même"). Ca va très bien avec la cabane à sucre tout ça. Je prends.
Le tournoi de tennis de table (je m'applique mais dans le langage oral, je me cantonne à ping-pong) se déroulant non loin de la maison (alléluïa), nous nous retrouvons tous à midi pour, comme le disais Francine dans son communiqué "passer un chouette moment avec notre enfant en partageant une potée aux carottes-saucisse
Vous connaissez quelques-unes de mes joies simples. Parmi celles-ci, être seule dans la maison. Pas trop longtemps
L'heure du retour des hommes au foyer approchant, je réintègre mon costume de Mère Parfaite et j'entreprends de préparer mes panecakes. Tout facile à préparer, une galère à cuisiner. La pâte colle dans la poêle et je rate la première comme c'est l'usage (et la deuxième et la troisième. Je pourrais abandonner et tout planquer sauf que j'ai prévenu Père Parfait de refuser le goûter chips aux enfants car je préparais des crêpes. Je dois donc assurer).
Un principe physique simple et connu de tous : le plastique fond à la chaleur. Moi aussi je le sais. Alors pourquoi est-ce que je ne fais pas le lien évident qui dit que spatule en plastique + poêle bouillante = totale incompatibilité. Parce que mon bouton est sur off sans doute. Ca colle, je gratte, ça pue le plastique fondu. Et 4 crêpes pour les poules. Je vais finir par servir des blinis si ça continue.
Grâce à mon blog, je me découvre aujourd'hui un talent de photographe culinaire. Haha, si je ne vous ne le disais pas, vous ne la remarqueriez pas la dorure de la crêpe qui était restée collée dans la poêle et que j'ai grattée pour cacher la pâte blanche et peu appétissante au centre. Ho oui, je suis vraiment trop forte moi.
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